C'est le nom du spectacle dont je vous ai parlé, qui vient de se terminer, et qui a occupé mes jours et mes nuits depuis une grande semaine.
Je n'arrive même pas à vous dire à quel point j'ai vibré, quelles émotions intenses je viens de vivre.
Parce que la pièce est belle, il y a des moments très forts. La pièce parle de handicap, mais plus encore elle parle d'amour, Julien, le personnage principal, interprété avec talent par Pascal Parizot, ne veut pas être handicapé de l'amour. Ce poème de Prévert que les personnes handicapées, les Camill'acteurs, disent en regardant Julien et Aurore, à la fin du spectacle, a une intensité remarquable.
Parce que la musique est bonne, qu'elle met une ambiance jazzy tout au long du spectacle, et je vous l'avoue, je dansais dans les coulisses, normal, ça me rappelait l'époque lointaine où je faisais des claquettes ou du rock...
Parce que Lorianne Cherpillod, qui interprète Aurore, est une actrice de talent, et une chanteuse remarquable, d'une gentillesse et d'une bonne humeur constante, et que sa voix m'a poursuivi une nuit durant...
Ce n'était pas la seule voix qui m'a poursuivi, celle de Pascal également, une voix comme je les aime, quel dommage qu'une voix ne puisse pas bien se raconter !
Parce que Jean était présent partout, Jean Winiger, auteur et metteur en scène, qu'il courait en tous sens, parfois en chuchotant des noms d'oiseaux si quelque chose ne fonctionnait pas, mais surtout, parce que c'est un homme généreux, plein d'idées, et que sa mise en scène sobre est très réussie,et que cette pièce, je ne suis pas prête de l'oublier.
Parce que les Camill'acteurs se sont surpassés, que certains ont fait des progrès fulgurants, se sont révélés, parce qu'il y avait du bonheur dans leurs yeux, parce que (presque) tous étaient de bonne humeur, et surtout, concentrés !
Parce que mes collègues qui ont partagés cette aventure, Agnès, Gianni, et Jean-Claude me sont précieux, qu'il y a une grande complicité entre nous...
J'arrête là, les larmes me montent aux yeux, l'émotion est encore là, si forte et si belle...
Et je ne le répèterais jamais assez,
c'est que du bonheur !



