épuisée

Publié le 21 Février 2008

...je le suis depuis fort longtemps. Ce travail si prenant,  a fini par m'avoir. Depuis quelques temps, j'essayais de me défendre, je tentais de me requinquer lorsque j'avais congé, de me faire du bien. Mais la machine s'est emballée, et je n'en étais plus capable. J'ai décidé de me rendre chez mon médecin. Elle qui me cotoie une fois par mois, il lui semblait me connaitre, et elle était très étonnée de me retrouver en larme, lui disant que je ne pouvais plus. En ressortant de chez elle, j'ai hésité sur la façon de faire par rapport à mon chef. J'ai d'abord voulu éviter la confrontation, puis en me garant, je me suis mise à ma place de chef, et me suis dit que ce que j'attendais de mes employés, c'était la franchise et l'honneteté. J'ai alors joué carte sur tables. Lui aussi tombait des nues. Que s'est-il passé hier pour que vous craquiez ?? Mais rien, Monsieur, la coupe est pleine, elle ne peut plus rien accueillir. C'est tout, et c'est beaucoup, surtout quand on a l'impression de le dire depuis fort longtemps.


Hier la journée était pénible pour moi, car même si j'étais bien décidée à me reprendre en main, dans un premier temps, beaucoup de choses ont tournées dans ma tête. Une certaine culpabilité, de n'avoir pas été assez forte. De manquer le travail (sacro-saint pour mon père) pour prendre soin de moi. Que de mal en définitive nous a fait cette éducation judéo-chrétienne. J'ai passé cette première journée, avachie dans le canapé. Je ne suis pas allée chanter avec Gladys, car j'étais encore en train de pleurer. J'ai écouté mon corps, et bizarrement, ça me rend en partie coupable. C'est donc bien cette épreuve qui a du sens pour moi. Apprendre à prendre soin demoi comme je prend soin des autres. Et ce n'est pas de l'égoïsme... :-)

C'est en fin de journée, lorsque je me suis rendue compte que la TV était bien inintéressante, que je me suis décidée à agir, et j'ai commencé à faire du ménage à la cuisine. Ce qui me semble difficile aussi, c'est de dire aux gens que je suis en arrêt maladie, pour épuisement. Apparemment, cette annonce est bien reçue, tout ceux qui le savent m'ont dit que j'avais raison de me faire du bien. Ah, maudite culpabilité !

Ce matin, il est important que je me fasse un programme avec toutes ces choses que je veux faire, pour moi. Commencer la méditation, les techinques du calme, mais aussi lire, chanter, tricoter, coudre (et j'ai beaucoup d'ouvrage en  prévision...), me promener, faire du sport... les deux semaines de repos ne suffiront pas...

Si seulement je n'avais pas besoin d'aller travailler...  ça m'aiderait à faire la part des choses... ce serait tellement bien...

ben, on peut bien rêver un peu, non ?
:-)

Rédigé par la Zette

Publié dans #burnout de zette

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