une soirée avec Eric-Emmanuel Schmitt...

Publié le 3 Mars 2008

J'ai décidé, pour des raisons si évidentes que je les expliquerais ultérieurement  ... de changer ma façon de passer mes soirées, qui se résumaient depuis quelques temps déjà (combien de temps  ? est une bonne question !) à être assise sur le canapé et à m'abrutir d'images et de sons.

Donc, je me suis installée dans le canapé, avec un gros coussin dans le dos, une couverture à proximité, la télécommande de la chaine hifi pas loin de ma main, et un verre d'eau sur la table basse. La chaine hifi diffusait le programme d'une station classique, swiss-classic, et c'est ainsi qu'à commencé ma soirée avec Eri-Emmanuel Schmitt, qui m'a parlé de sa vie avec... Mozart.

Ce livre m'a été offert par une élève de chant pour qui j'avais chanté, avec Gladys, à l'occasion du vernissage de son exposition de peinture. Pour me remercier de ma prestation, elle m'avait offert ce livre... Elle devait connaitre mon amour pour Mozart, ou bien le deviner....

Ce que moi, je devinais, c'était que ce livre était, en tous cas pour moi, à déguster... Et j'avais raison. Eric-Emmanuel Schmitt nous raconte comment il a découvert Mozart, comment celui-ci l'a tiré de la déprime de l'adolescence, et l'a accompagné tout au long de sa vie. Il y a un CD qui accompagne le livre, et qui illustrent les chapitres. L'analyse musicale de l'auteur sonne juste à mon oreille, et me rend encore plus attentive à cette musique que j'aime et qui est capable de me transporter. Mais trop vite pour moi, actuellement. Il y a des moments de pure vérité au sujet des hommes, comme quand il parle de l'optimisme, qui "pâtit d'une mauvaise presse",  de beauté, quand il décrit son voyage avec Dieu accompagné par le concerto pour piano n°21, de tendresse, quand il parle des chats qui sauraient danser sur la musique de Mozart.

Quelle belle soirée j'ai passé, et comme j'ai eu du plaisir à pouvoir partager avec cet auteur que j'aime lire une complicité  parce que j'aime Mozart. Et quelle fierté  de lire que Mozart n'est pas facile à chanter : "tu ne demandes pas de grandes voix, tu demandes de belles voix devenues instrumentales. Une voix mozartienne, c'est une voix  timbrée, souple et ductile, une voix qui se tient à égale distance du cri et de la parole, une voix clarinette, une voix qui sait se retenir jusqu'à se faire ligne". Comme c'est beau ! et comme j'aime chanter Mozart... qui me semble si facile...

Merci, Monsieur Schmitt, pour cette belle soirée... et au plaisir de vous lire à nouveau....

Rédigé par la Zette

Publié dans #zette a lu

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