un interrupteur du mental...

Publié le 1 Mai 2008

Hier, j'ai eu la première séance de supervision. Suite à notre premier entretien, j'avais mis en avant mes objectifs de travail, et mon devoir de la semaine, était de déterminer par quoi commencer.

Pour moi, c'était très clair le premier objectif était de faire stopper "le petit vélo" qui mouline dans ma tête, ce que je cherchais depuis longtemps, et que j'ai appelé également : trouver où est situé l'interrupteur du mental...

C'est donc avec ce but que je suis arrivée dans le bureau du superviseur. Il m'a posé des questions relatives à ce petit vélo, c'est-à dire en quelles circonstances il s'activait. Et dans mon cas, autant le positif (par exemple, mon anniversaire...) que du moins positif, m'envahissent la tête, m'empêchant de m'endormir. Ce qui ne facilite pas le repos et le lâcher-prise ! Il m'a demandé comment j'allais au lit... euh... ben... je m'allonge quand je suis fatiguée... et là, le petit vélo mouline de plus belle, même si je suis fatiguée... (oui, Monsieur, ça fait longtemps que je sais que ce n'est pas le top, mais  bon, pour l'instant, je n'arrive pas à faire mieux !) Puis il m'a parlé des moments clé que sont dans notre routine quotidienne le lever et le coucher, et ce depuis que le monde est monde et les hommes hommes. Dans toutes les cultures on retrouve des rituels liés au lever et au coucher.

Pour le lever, c'est le retour au monde, si j'ose dire, et cela demande un peu de temps, pour retrouver le sol, pour retrouver la verticalité. Pour ma part, le moment du lever ne me pose pas de problème. Je ne suis pas une excitée du réveil, j'ai besoin de temps pour émerger, j'ai un rituel dont j'ai déjà parlé dans un précédent article, au moment de la douche, je retrouve mon corps.

Pour le coucher, c'est une autre histoire. Tout ce qui s'est accumulé au cours de la journée représente une charge, et ce qu'il y a à faire, c'est une "décharge". Logique, non ? ça vous est déjà arrivé d'avoir une journée totalement gâchée par un évènement qui vous a envahit la tête et ne vous a plus quitté ? qui a dit non ?? j'admire ! sans blague, ça arrive, non ? et bien, il est important en fin de journée, ou quand on ressent cette charge qui commence à s'accumuler, à faire quelque chose, pour retrouver le contact avec son corps. C'est vrai pour moi, que suite à un entretien, plutôt difficile, j'éprouve naturellement le besoin de bouger, et je me rend à l'autre bout du foyer pour faire une photocopie ou aller dire bonjour au secrétariat, ou à l'administration...

Pour Monsieur Jean, qui a une préférence marquée pour les éléphants, c'est la marche des éléphants qui l'aide à retrouver la terre.
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et nous avons tout de suite testé cet exercice destiné à se recentrer, à se dépolluer. Il s'agit de marcher en pesant consciemment sur le sol, à la façon d'un éléphant, en ajoutant un mouvement vers le bas des bras, pour accentuer encore l'effet, et en faisant du bruit, à la façon des éléphants lors de leur bain...
Cet exercice m'a rappelé la danse de la terre, que j'ai pratiqué lors du voyage intérieur, pendant ma formation de naturopathe.

Un autre exercice consiste cette fois sans se déplacer, à prendre contact avec le sol, à agiter les bras vers le haut, puis à tout chasser dans la terre... oui, je sais, ce n'est pas facile à expliquer ! demandez  moi des précisions, j'essaierais d'être plus explicite !

Puis, il m'a fait faire un autre exercice : il m'a demandé de regarder "normalement" une plante. Ce que j'ai fait. Puis j'ai fermé les yeux, et j'ai pris conscience de mes deux pieds, bien ancrés au sol. D'y faire venir de l'énergie. Tranquillement. Puis au bout d'un moment, j'ai rouvert les yeux, et j'ai regardé de nouveau la plante. Quelle différence entre avant et après ? avant, j'ai regardé de façon analytique, j'ai vu une fleur en train d'éclore, j'ai vu la terre sèche, etc... Après, j'étais autant ancré dans le sol que la plante, et je la voyais dans sa globalité. Pas important, me direz vous ? et bien si, ça change tout, de mettre sa conscience dans son regard, de revenir à soi, de changer son regard...

Résultat :

je suis ensuite allée à ma leçon de chant, et ma voix filait de façon impeccable. Je me suis sentie reposée, alors que j'étais arrivée confuse et fatiguée. J'ai profité pleinement de ma soirée, et surtout, bénéfice suprême, ja'i passé une excellente nuit, et fait extraordinaire... j'ai dormi jusqu'à 9h30 ! même que Garfield commençait à trouver le temps long !

Maintenant, à moi d'expérimenter, de tester, de trouver ma façon de faire pour me recentrer...


Rédigé par la Zette

Publié dans #burnout de zette

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Minou 03/05/2008 23:12

Pour moi tes explications sont tout à fait claires. Moi aussi j'ai souvent un petit vélo dans la tête au moment de dormir. Parfois  je mets de la musiques relaxantes dans mes oreilles (écouteurs) j'imagines que j'ai des racines qui pousse sous mes chakras ou dessous mes pieds elles pénètrent très lentement dans la terre pour aller puiser l'énergie de la planète... J'imagine aussi que j'ai des branches qui grandissent vers le haut pour aller chercher l'énergie du ciel. En même temps je me donne du reiki. Mais parfois mon petit vélo m'empèche de me concentrer et je n'arrive pas à faire mes voyages virtuels!Bisous  Myriam

helenebard 03/05/2008 10:23

Ma Zette, comme c'est compliqué dans ta petite tête. Moi, c'est ça que j'admire : je me sens toute simple, toute bête : je dors comme un loir, en général sauf si j'ai des soucis ou comme je dis : quand, de façon complètement inopinée, je n'ai pas besoin de sommeil (et j'aime bien en plus, je me lève et m'active ). Par contre, je sais bien que j'ai des tensions incroyables et quand je chante, je ne sais pas lâcher. Et j'aimerais bien. Tu me raconteras ce que tu chantes, avec qui ... bonne journée